musées

Le musée Albert-André,
premier musée d'art contemporain de province

Hôtel de Ville, 2ème étage
Place Mallet
Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10 à 12 h et de 14 à 18 h
Fermé en février

Fermeture : Pâques, 1er et 8 mai, Ascension, Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er et 11 novembre, 25 et 26 décembre, 1er et 2 janvier.

Gratuit

En 1854, Léon Alègre, un enfant du pays à la fois historien, musicien, philanthrope et peintre, fonde un musée encyclopédique \\\"dans le but d’instruire, de charmer et de moraliser tout à la fois\\\" ses concitoyens, exemple précoce de décentralisation culturelle puisqu’il s’agit de la création du premier musée cantonal. Les tableaux voisinaient avec les animaux empaillés et les fossiles, les machines à vapeur avec quelques vestiges antiques…

Le peintre Albert André hérita de ce singulier bazar en 1917 quand, sous l’amicale pression de son ami Auguste Renoir, il accepta d’en devenir le conservateur. Il le transforma aussitôt en musée d’art contemporain, le premier de Province, avec des œuvres de Renoir et de Matisse.

Ce nouveau musée demeura modeste mais les bonnes fées veillaient. Au cours de l’hiver 1923-1924, pour la fête de sainte Barbe, les pompiers mirent accidentellement le feu au musée en voulant allumer la cheminée de leur local… Véridique et cocasse, l’histoire est néanmoins dramatique car disparurent des œuvres importantes rassemblées par Léon Alègre. Il fallut regarnir les murs. Albert André raconta à ses amis que son musée n’avait plus de toiles accrochées à ses cimaises. De généreux donateurs se manifestèrent : Paul Clemenceau, le galeriste Durand-Ruel, le critique d’art Elie Faure, de nombreux artistes parmi lesquels Bonnard, Maurice Denis, d’Espagnat, Marquet, Monet, Jean Puy, Signac et bien d’autres… Ainsi s’est constituée une collection de peintures post-impressionnistes particulièrement homogène.

Cet ensemble exceptionnel est rehaussé en 1971 par la donation de George et Adèle Besson, qui a permis de recevoir quelques toiles parmi les plus importantes du XXème siècle comme Le 14 juillet au Havre de Marquet (1906), La fenêtre ouverte à Nice de Matisse (1919) ou le Bouquet de fleurs des champs de Bonnard (1925).

Comme hier, le prestige de la peinture figurative française est perpétué par de jeunes artistes qui, à l’instar de leurs aînés, offrent leurs œuvres à ce musée de l’amitié. Musée vivant qui s’enrichit sans cesse, tout en suivant l’évolution de l’art de notre temps.

Le musée Léon-Alègre,
histoire et archéologie de la ville et de sa région

24, avenue Paul-Langevin

Ouvert les mardi, jeudi et vendredi, de 10 à 12 h et de 14 à 18 h

Fermé en février

Fermeture : Pâques, 1er et 8 mai, Ascension, Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er et 11 novembre, 25 et 26 décembre, 1er et 2 janvier.

Gratuit

L’héritage de Léon Alègre qui a échappé aux flammes est remis en valeur depuis 1983 dans le musée d’archéologie régionale. Les dessins du fondateur permettent de reconstituer le cadre de vie médiéval de la ville tandis que les objets de sa collection sont présentés sous la forme du cabinet de curiosités d’un \\\"honnête homme\\\" du XIXème siècle. Ses découvertes sont comparées aux récentes recherches archéologiques effectuées dans la région. Elles couvrent la période allant de la Protohistoire à l’Antiquité tardive.