économie

Le bassin d'emploi du Gard rhodanien

En matière d'économie, Bagnols s'entend comme ville-centre d'un bassin d'emploi de 60 communes environ et de plus de 100 000 habitants situé aux confins des régions Rhône-Alpes, PACA et Languedoc-Roussillon.Cette zone, le Gard rhodanien, pôle économique en pleine reconversion, fait l'objet d'une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics.

La signature d'une convention de redynamisation du Gard rhodanien avec le Ministre déléguée à l'industrie en 2003 a consacré la volonté de tous les acteurs locaux de s'unir pour le devenir du bassin d'emploi local. Le Gard rhodanien après une période de relative propérité est confronté aujourd'hui à des difficultés économiques et sociales croissantes qui suscitent chez les décideurs inquiétude et mobilisation.

30 ans de prospérité

La prospérité de ce bassin de vie a longtemps reposé sur deux piliers : une viticulture pluridisciplinaire de qualité qui a façonné les paysages et les mentalités et une industrie lourde, d'implantation plus récente et volontariste qui a joué et joue encore un rôle socio économique majeur. Dans les années 50, l'implantation d'un pôle nuclaire important à Marcoule et l'arrivée d'Ugine à Laudun ont permis de créer de nombreux emplois et ont suscité l'émergence de multiples activités de sous-traitance. La bassin s'est vite imposé ainsi comme principal pôle industriel de la Région Languedoc-Roussillon.

Les faiblesses cachées du tissu économique

L'activité économique générée par Marcoule et les industries liées à la sidérurgie ont masqué un certain nombre de faiblesses pourtant préoccupantes (enclavement, monoculture industrielle ...) auxquelles le bassin du Gard rhodanien doit faire face aujourd'hui. Le secteur nucléaire en mutation et l'enclavement routier du secteur ne favorisent pas la renaissance économique du Gard rhodanien. Par ailleurs, les zones d'activités existantes arrivent à saturation.

PME et PMI : l'enjeu du renouvellement économique

Les petites et moyennes entreprises assurent généralement par leur dynamisme la relève des industries lourdes. Très présentes localement, elles font partie pour la majorité de la catégorie des TPME/TPMI (83 % des entreprises du Gard rhodanien ont moins de 10 salariés). Leur capacité à prospecter et à se diversifier est forcément plus modeste. L'installation de sociétés plus importantes est fonction des zones d'activités. Ainsi les acteurs économiques locaux et les élus travaillent au développement de la capacité d'accueil du bassin. La Communauté de communes Rhône-Cèze-Languedoc qui a compétence dans le domaine économique a décidé la création d'une zone d'activité "Portes sud 2" à Pont-Saint-Esprit. D'ores et déjà accessible à la vente, les terrains devraient prochainement accueillir de nouvelles entreprises.

Une nouvelle perspective : le pôle de compétitivité

Entreprises, collectivités locales, départementales et régionales et représentants de l’Etat ont d'obtenu en juillet 2005 la création d'un pôle Inter-Régional Tricastin-Marcoule. Ce Pôle de compétitivité, nommé "Trimatec" se définit comme la combinaison sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de formation et d’unités de recherche. Celui-ci à la particularité de couvrir quatre départements : Ardèche, Drôme, Gard, Vaucluse qui représentent trois régions : Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côtes d’Azur. Il s’agit de mettre en valeur les technologies innovantes développées et industrialisées sur les sites de Marcoule et du Tricastin. Complété par un dispositif de formation qui aboutirait à des métiers dans et hors du champ nucléaire, le pôle de compétitivité renforcera la capacité du Gard rhodanien et de ses voisins à innover et à créer des emplois durables.