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Histoire et patrimoine

Bagnols-sur-Cèze est une ville située en région Occitanie. Elle se trouve au nord-est du département du Gard, à un carrefour entre Cévennes et Provence, proche d’Avignon, de Nîmes, de Montélimar, de Montpellier. Capitale du Gard rhodanien, elle compte aujourd’hui 18 775 habitants, son climat est méditerranéen, il y fait bon vivre avec son vieux centre historique, ses rues piétonnes, son patrimoine, sa culture et sa rivière emblématique.

Le dynamisme local est en partie dû aux nombreux équipements publics : piscine, médiathèque, ludothèque, centre culturel, conservatoire de musique et de danse, stades et complexes sportifs, Maison Des Associations, cinéma, centre médico-social, maisons de retraite, centres de soins, Centre Hospitalier, établissements scolaires : plus de 6000 élèves , 5 écoles maternelles, 4 écoles élémentaires, 4 collèges et 2 lycées, ainsi que des structures d’accueil de la petite enfance, un centre de loisirs… Il est également le résultat d’une vie économique dynamique et d’un tissu associatif dense (plus de 300 associations).

Découvrez le film institutionnel de la Ville de Bagnols-sur-Cèze, troisième ville du Gard et capitale du Gard rhodanien.

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Un peu d’histoire

Le nom de la ville viendrait de petits bains (balneolae) antiques, peut-être établis dans le quartier de l’Ancise, à l’ouest de l’agglomération mais dont aucun vestige n’a été retrouvé.

Au XIe siècle, la 1re église paroissiale est bâtie près de la Grande Fontaine, source très abondante ayant permis la fondation de la ville. À partir du XIIIe siècle, les chartes communales assurent une certaine indépendance des consuls vis-à-vis des seigneurs de Bagnols (des Ursins, Beaufort, Montmorency, Conti…). L’installation d’un marché hebdomadaire en 1223 apporte la prospérité économique et consacre Bagnols comme un lieu d’échanges.

En 1632, la révolte du duc de Montmorency provoque la destruction du château seigneurial et des fortifications sur l’ordre de Louis XIII. À cette époque, l’éducation des vers à soie et l’implantation de filatures enrichissent la ville. De nombreux hôtels particuliers sont construits près de la place du marché (place Auguste-Mallet) dont l’esthétique est connue dans la région. En 1753, nait Antoine Rivarol, esprit brillant et polémiste, connu pour son Discours sur l’universalité de la langue française. Avant la Révolution sont bâtis l’Hôtel-Dieu et le collège Conti. Le 18 avril 1785, s’envole le Globe de Bagnols, ballon gonflé à l’air chaud, peu de temps après celui des Montgolfier.

Au XIXe siècle, la ville s’étend au-delà de ses remparts. Plusieurs opérations d’urbanisme (création du Mont-Cotton en 1843, percement du boulevard Lacombe en 1874, alignement des rues) et d’adduction d’eau améliorent la circulation et assainissent la ville. Progressivement, la viticulture et le maraîchage s’intensifient, favorisés par l’implantation de la gare ferroviaire. La dénomination Bagnols-sur-Cèze est adoptée en 1891.

Après les deux conflits mondiaux, l’installation du Centre nucléaire de Marcoule dans les années 1950 marque un tournant majeur dans l’histoire de la ville. La population est triplée en dix ans, nécessitant la construction de nombreux équipements (établissements scolaires, culturels, sportifs) et logements (quartiers de la Citadelle, des Escanaux, du Bordelet…).Bagnols-sur-Cèze devient la 3e ville du Gard et la capitale du Gard rhodanien.

 

Les Hommes illustres de la ville

  • Lévi Ben Gerson (1288-1344) : philosophe et savant du Moyen Age, élite de la nation juive, il fait traduire son traité d’astronomie pour le pape Clément VI. Il est l’inventeur du ” Baculus Jacob ” (instrument d’astronomie) servant à mesurer et observer la position des astres et éclipses.
  • Jean-Baptiste Madier (1740-1824) : Chimiste passionné par le progrès scientifique, il construit une montgolfière et réédite l’exploit de Pilâtre de Rozier en 1785.
  • Antoine Rivarol (1753-1801) : Ecrivain et philosophe connu pour son ” Discours sur l’universalité de la langue française “, il est un polémiste redoutable, violemment opposé à la Révolution Française.
  • Joseph-Dominique Magalon (1794-1867) : Il estt emprisonné à Paris pour l’exercice de ses talents littéraires sur les questions religieuses et politiques. De retour à Bagnols, il encourage l’imprimerie et contribue à la rédaction des journaux locaux.
  • Louis-Auguste Cotton (1799-1871) : Maire et urbaniste avant tout, il crée en particulier le parc et le théâtre de verdure du Mont-Cotton qui marqueront durablement la physionomie de la cité.
  • Joseph Thome (1809-1896) : Fortuné et célèbre pour avoir réalisé, aux côtés du préfet Haussmann, le nouveau plan d’urbanisme de Paris, il est ” la providence ” des Bagnolais par sa générosité, finançant par exemple le square qui porte son nom. Son épouse Eugénie crée quant à elle une crèche et soutient les œuvres caritatives de la ville.
  • Léon Alègre (1813-1884) : Humaniste, autodidacte, et assoiffé de connaissance, il part à la découverte du monde. Poète, historien, et archéologue, il couvre ses carnets de croquis et de notes. Il crée le premier musée cantonal et la bibliothèque de Bagnols-sur-Cèze.

Une histoire pour un patrimoine remarquable

Au cœur de la Côte du Rhône gardoise et de ses crus réputés, c’est une ville qui peut revendiquer deux mille ans d’existence. Sur la voie préromaine qui reliait Nemausus à Alba, une petite tribu de Volques Arécomiques s’était installée auprès d’une belle source : « La grande Fontaine ». Puis les Romains colonisèrent la région. Une légion romaine de retour d’Égypte construisit un petit temple dédié à Isis. D’après la légende, le porche de notre église paroissiale serait un vestige de celui-ci. Les Romains découvrirent également les vertus thérapeutiques des eaux de l’Ancyse et érigèrent des petits bains, « Balnéolae ». Ceux-ci allaient donner son nom à notre ville : Bagnols.

Les Romains appelaient la province la Narbonnaise. Celle-ci allait subir bien des avatars pendant les grandes invasions du haut Moyen Âge. D’abord Septimanie à la suite de la création des sept évêchés qui la desservaient, puis marquisat de Gothie et enfin Languedoc avec l’arrivée des rois de France.

Une cité du Languedoc, Bagnols-sur-Cèze, notre ville à partir de l’an 950, Bagnols devient le chef-lieu (préfet aujourd’hui) d’une viguerie de 25 villages : la vicaria caxoniensis, et commence à grandir.

À cette époque, le seigneur majeur de Bagnols était le baron de Sabran, dont les domaines couvraient presque toute la partie nord-est du Gard. Après la première croisade (1099) il devient le connétable du comte de Toulouse.

1208 – Début de la croisade des Albigeois et décès de Rostaing Ier de Sabran.

1223 – Le roi Louis VIII transfère à Bagnols le marché hebdomadaire qui se tenait à St-Victor-la-Coste.

En 1226, Rostaing II de Sabran fait allégeance au roi de France et lui cède une partie de ses droits sur la baronnie de Bagnols qui fait alors partie du patrimoine royal.

1309 – Les papes s’installent à Avignon et, en 1316, le roi Philippe V le Long, fils de Philippe le Bel, donne la baronnie de Bagnols au cardinal Napoléon des Ursins qui décède en 1350.

1352 – Les héritiers du cardinal vendent la baronnie au comte de Beaufort, marquis de Canilhac, frère du pape Clément VI. C’est la guerre de Cent Ans, puis les guerres de religion avec leurs lots de malheurs, les épidémies de peste noire…

30 mars 1585 – Le duc de Montmorency acquiert la baronnie de Bagnols, mais il est exécuté en 1632 pour rébellion et en 1633 Henri de Bourbon, prince de Condé lui succède. Par la suite, le prince Armand de Conti, le prince Louis Armand de Conti et enfin le 16 décembre 1783 le Roi Louis XVI confie la baronnie à son frère, le comte de Provence qui deviendra roi de France en 1815 sous le nom de Louis XVIII.

La ville de Bagnols est alors un gros bourg d’environ 5 000 habitants, qui atteint même, d’après le chanoine Béraud, près de 8 000 âmes au milieu du XVIIIe siècle. Le vin de Bagnols est déjà connu. Des expéditions de barriques sont souvent organisées vers Paris. La ville est prospère et depuis 1613, date de la création d’une manufacture par les frères Giry, vit au rythme de la soie. Dans les environs, il y a de nombreuses plantations de mûriers. Dans tous les mas et même en ville l’élevage des vers à soie (bombyx) est prospère. De nombreuses filatures sont installées en ville.

Les teinturiers sont surtout dans la rue du ruisseau. Mais à la fin du XIXe , avec les maladies de vers à soie et l’invention de la rayonne ces industries périclitent. Le maraîchage commence prendre de l’importance. La culture du haricot vert s’intensifie et la création d’un haricot fin, d’une qualité gustative remarquable, le « haricot bagnolais » fait connaître la ville dans la France entière. Parallèlement la culture de la vigne devient prépondérante chez les agriculteurs. Sous l’impulsion du Baron Leroy (1890/1967) c’est la création du premier syndicat de viticulteurs en1924, à Châteauneuf-du-Pape et la création de l’appellation « Côtes du Rhône » qui donne toute ses lettres de noblesse au vin de notre région. À ce moment-là, les théories proposées par l’Uzétien Charles Gide (1847-1932), professeur d’économie à Bordeaux, puis à Montpellier entraînent la création d’un mouvement coopératif et de nombreuses coopératives vinicoles voient le jour (Bagnols 1925). Après de nombreuses années de prospérité, elles connaissent aujourd’hui des difficultés et doivent se regrouper pour mieux commercialiser leurs produits.

À partir de 1954, c’est une nouvelle mutation pour la région : construction de « l’usine de Marcoule » avec le réacteur nucléaire G1 et sa cheminée légendaire (plus de 100 m de haut) maintenant démolie, de G2, G3, de la centrale électrique expérimentale Phénix. Ces installations sont maintenant arrêtées, en attente de démantèlement. Seuls Melox construit dans les années 90 et ensuite SOCODEI fonctionnent à ce jour. Sur le site de Marcoule une visite au « Visiatome » permet de répondre aux questions relatives au nucléaire.

Bagnols-sur-Cèze est devenue une ville où vivent de nombreux agents de l’industrie nucléaire et de 5 000 habitants en 1954 la ville est actuellement passée à près de 20 000 ! Une ville moderne s’est juxtaposée à la ville moyenâgeuse, mais les Bagnolais sont restés fiers de leur passé et de leur patrimoine architectural et culturel. J.C